Les autorités canadiennes ont commencé à appliquer l’abattage ordonné par le tribunal d’environ 400 autruches dans une ferme de Colombie-Britannique, suite à une épidémie de grippe aviaire. Cette décision fait suite à plusieurs mois de bataille juridique entre les propriétaires de la ferme et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), qui soutient que cette mesure est nécessaire pour empêcher la propagation du virus. L’ACIA est arrivée lundi à Universal Ostrich Farms à Edgewood avec des agents de la GRC, des camions de collecte des déchets et des mandats pour entrer sur la propriété et saisir les oiseaux.

Cette décision fait suite au rejet par les tribunaux fédéraux des recours juridiques intentés par l’exploitation pour mettre fin à l’abattage. L’Agence agit en vertu de son pouvoir de réponse aux maladies à déclaration obligatoire en vertu de la Loi sur la santé des animaux. Selon l’ACIA, des cas confirmés en laboratoire de grippe aviaire hautement pathogène (H5N1) ont été détectés dans la population d’autruches l’an dernier. Depuis décembre, 69 oiseaux de l’exploitation sont morts du virus. L’ACIA a déclaré que les oiseaux restants pourraient encore être porteurs et excréteurs du virus, ce qui représente un risque pour la santé animale et humaine, ainsi que pour le secteur agricole du Canada et ses obligations commerciales.
Les autorités ont constaté que la grippe aviaire peut se propager rapidement au sein des populations d’oiseaux et se transmettre par contact direct ou indirect avec des animaux infectés ou des surfaces contaminées. Les décisions de la Cour fédérale ont confirmé le mandat de l’ACIA de procéder à des mesures d’abattage. La Cour a jugé que les requérants n’avaient pas démontré de motif sérieux justifiant un contrôle judiciaire et a statué que l’agence avait agi conformément à son cadre légal et réglementaire en ordonnant l’abattage.
Un tribunal fédéral statue en faveur de l’ACIA concernant les ordonnances d’abattage d’autruches
Les propriétaires ont jusqu’au 3 octobre pour déposer une demande d’autorisation d’appel devant la Cour suprême du Canada , mais le dépôt d’une telle demande ne retarde pas automatiquement les mesures d’exécution. La ferme, dont Tom et Judy Pringle sont copropriétaires, a soutenu que les autruches ne présentaient actuellement aucun signe de maladie et que l’épidémie avait diminué. Cependant, les autorités vétérinaires du gouvernement maintiennent que même les oiseaux asymptomatiques peuvent être porteurs du virus et contribuer à sa propagation.
L’ACIA a déclaré que sa réponse s’appuie sur des protocoles scientifiques élaborés pour gérer les épidémies de maladies animales conformément aux normes nationales et internationales. Des manifestations ont éclaté devant la ferme au début des opérations d’application de la loi, attirant des sympathisants de l’exploitation qui ont réclamé que les oiseaux soient épargnés. Parmi les manifestants figuraient plusieurs personnalités publiques et scientifiques qui ont suggéré que les oiseaux pourraient avoir développé une résistance naturelle au virus et présenter un intérêt pour la recherche future.
Les autruches seraient asymptomatiques au moment de l’application de la loi
L’ACIA n’a pas confirmé si ces propositions avaient été officiellement examinées. Le processus d’abattage fait appel à des méthodes d’euthanasie sans cruauté approuvées par l’Organisation mondiale de la santé animale. L’ACIA n’a pas divulgué de détails précis sur le calendrier ou la logistique de l’opération, invoquant des préoccupations en matière de sécurité et d’exploitation. L’affaire a suscité une attention nationale et internationale en raison de l’ampleur de l’abattage et des espèces concernées. Les autruches ne sont généralement pas associées aux épidémies de grippe aviaire, qui touchent généralement les volailles comme les poulets, les dindes et les canards.
Cependant, l’ACIA a confirmé que le virus ne fait pas de distinction entre les types d’oiseaux et que tous les oiseaux infectés ou exposés, quelle que soit leur espèce, doivent être traités selon les mêmes protocoles de contrôle des maladies. Le Canada a signalé plusieurs éclosions de grippe aviaire dans plusieurs provinces depuis 2022, touchant des millions d’oiseaux domestiques. La réponse de l’ACIA comprend des quarantaines, des contrôles des déplacements et, dans certains cas, des abattages massifs pour prévenir toute transmission ultérieure. L’agence continue de surveiller les élevages et les populations d’oiseaux sauvages afin de déceler tout signe du virus. – Par Content Syndication Services .
